15.01.2008

Et ben si même Libé le dit, c'est peut-être que j'avais raison !

Dans mon post "Les bons plans de Marielle", je regrettais le parachutage de Fadila Méhal dans le IVe après avoir été candidate aux législatives dans le XVIIIe/XIXe. Libé dans son article d'aujourd'hui (http://www.liberation.fr/actualite/politiques/303909.FR.php) reprend cette indignation :

Pourtant, le choix de ces têtes de listes ne fait pas l’unanimité au sein du Modem de la capitale. «Il n’y a pas eu de consultation des adhérents, pas de concertation. Dans le IVe, le Modem parachute Fadila Mehal jusqu’à présent candidate dans le XIXe alors que Bayrou a toujours affirmé son opposition à cette pratique

Et dire que même Bariani (LE Bariani, le grand Didier Bariani) a manqué d'être évincé de la dream team :

Didier Bariani, repêché de justesse pour conduire la liste dans le XXe contre l’avis de Sarnez, ne s’est d’ailleurs pas privé d’une petite pique : «Une erreur tragique dans cette dream team a été évitée. Dans un parti attaché au développement durable et à la préservation des espèces en voie de disparition, on allait oublier les seniors et les anciens.»

Heureusement qu'il a de l'humour, Didier, sinon il y a longtemps qu'il aurait fui chez les réfugiés du NC !

Il est vrai que j'ai déjà un peu de mal avec notre grande prétresse, mais je la soutiens par "discipline" de mouvement (pas de parti, le MoDem est un Mouvement). Mais qu'elle évite de faire trop d'erreurs parce qu'il y a des choix parfois difficiles à défendre...

 

12.01.2008

La campagne à Paris

Voici la liste des sites existants (actualisés ou non) des têtes de listes du modem aux municipales parisiennes:

Ier   : Paule Champetier de Ribes

IVe   : Fadila Mehal

VIe   : Anne-Sophie Godfroy-Genin

VIIe  : Véronique Delvolvé-Rosset

IXe   : Grégory Perrin 

XIe   : Olivier Pagès 

XIIe  : Corinne Lepage 

XIVe  : Marielle de Sarnez

XVe   : Elisabeth de Fresquet

XVIIe : Pierre-Emmanuel Portheret 

XVIIIe: Syrine Catahier

XIXe  : Violette Baranda

XXe   : Didier Bariani 

09.01.2008

Voeux de François Bayrou

Si je suis assez sceptique concernant la stratégie suivie par le leader du Modem lors des élections, je ne suis pratiquement jamais déçu par ses discours. Et bien, une fois encore, le texte prononcé par notre grand gourou pour ses voeux 2008 ne déroge pas à la règle : mise en évidence des vrais enjeux de la situation actuelle et de la politique de Nicolas Sarkozy, critiques fondées et constructives, développement d'une vraie vision pour la France et la façon de faire de la politique.

Je vous laisse quelques extraits que je trouve particulièrement bien sentis.

63b2746f1cc98f5d904468313af3a971.jpgMes chers amis,

Je pense à chacun d’entre vous, journalistes qui êtes nos compagnons et nos interlocuteurs de tous les instants, élus (j’y tiens ces temps-ci plus que d’habitude), adhérents, militants et responsables de notre nouveau mouvement, sympathisants si nombreux parmi les Français de ce grand courant politique. Pour chacun d’entre vous je forme des vœux de bonheur personnel, de réussite, de courage, si vous traversez des épreuves, d’enthousiasme pour l’avenir, de fermeté dans vos choix.

Pour notre pays, je forme le vœu qu’il trouve son chemin, rassemblé, dans les temps troublés que nous traversons.

(...)

Quand on doit juger ces premiers mois, le premier mot qui vient, c’est confusion.

(...)

On a une impression à écouter les déclarations successives d’improvisation, d’influences contradictoires, de foucades, toujours assénées sur le même ton volontariste, mais où est la logique, où est la cohérence, où est la préparation, où est la négociation préalable? Une nouvelle fois, il va falloir, dans les entreprises, défaire ce qu’on a fait avant de refaire ce qu’on avait défait…

Tant d’annonces, de dossiers ouverts, la plupart du temps oubliés sans avoir avancé, tout cela pose le problème de la méthode choisie pour « réformer ».

Cette méthode nous dit-on, c’est « Tout changer en même temps ».

C’est la stratégie annoncée. Si l’on ouvre les yeux, alors on aperçoit ce qu’il y a de leurre dans cette stratégie.

Il n’y a pas un pays, pas une société, contemporaine, complexe, où l’on puisse annoncer vouloir tout changer en même temps.

Les changements qui comptent sont peu nombreux mais ils demandent de gros efforts d’explication, une réflexion approfondie, de grands et durables efforts de pédagogie. Ils demandent un calendrier pour qu’un pays les programme, y réfléchisse, les accepte et les adopte.

La politique du tournis, pour nous, c’est le contraire d’une vraie politique de réforme. Le tournis ne conduit pas le pays à la volonté durable d’adopter une nouvelle architecture sur quelques points essentiels. Et lorsqu’on s’y risque, alors la réalité se venge : elle revient en boomerang.
 

(...)

Il faut non pas se précipiter dans une fuite sans fin, mais prendre le temps, de penser, d’expliquer, de convaincre.

(...)

Derrière ce grand rideau de fumée, il y a en effet une confrontation, une alternative, qui va je le crois recomposer la vie politique française.

Et c’est en effet une question de civilisation, c’est-à-dire si l’on cesse de se payer de mots pour produire un grand rideau de fumée, c’est une question de valeurs. Et c’est précisément sur la question des valeurs que nous sommes en désaccord la manière dont se comporte la politique de la France de Nicolas Sarkozy, et que j’en suis persuadé, la France, la France éternelle, est en désaccord avec celui qui la gouverne.

La France, la France éternelle, elle a besoin qu’on lui dise la vérité, elle aurait eu besoin d’une politique de vérité notamment sur la dette et la dépense publique.

(...)

La France, la France éternelle, la France républicaine, elle veut que le monde des affaires et le monde de l’action publique soient clairement distingués, que l’un ne déborde pas sur l’autre. C’est pourquoi, par exemple, à mes yeux, le président de la République française ne doit pas être l’obligé, pour ses déplacements ou ses vacances, ou son confort, de l’une ou l’autre des puissances financières ou étrangères qui peuvent avoir intérêt à ces liens d’obligation.

La France, la France éternelle, elle veut une diplomatie de résistance et non pas une diplomatie de complaisance, à l’égard de quelque puissance que ce soit. Ainsi la voix de la France sera pondérée, originale et entendue. Pardonnez moi de le dire ainsi, et cela me peine de le dire : je vois plus d’indépendance aujourd’hui, indépendance nationale et indépendance européenne, chez Angela Merkel que chez Nicolas Sarkozy, qui donne des gages à tous ceux qui ont la puissance, la plus impressionnante, comme les Etats-Unis, la Russie ou la Chine, ou la plus frelatée, comme Kadhafi.

(...)

Ma conviction est que la cinquième république était écrite pour des présidents sages.

C’est la sagesse qui aujourd’hui manque le plus. La sagesse manque partout.

(...)

Les réformes abandonnées aussitôt que décidées, tout nouvel événement donnant lieu à l’annonce d’un nouveau texte alors que le précédent n’est pas encore appliqué, on le voit par exemple, en matière de justice, de droit pénal…

Les annonces précédant toujours la réflexion, dans une fuite en avant éperdue, où le lendemain perd de vue ce qui a été dit la veille. Autrement dit, non pas une politique du durable, mais une politique de l’éphémère, entièrement concentrée non pas sur la conscience des citoyens, mais sur la communication.

03.01.2008

Le fond du bocal vous souhaite une bonne année

Au terme d’une année 2007 particulièrement riche sur les plans politique et personnel, le Fond du Bocal vous souhaite une excellente année 2008.

Après les effusions de joie, les désillusions et les divisions des campagnes présidentielle puis législatives, une nouvelle page s’ouvre en 2008, en particulier pour le Mouvement Démocrate, avec les municipales.

Si je souhaite bien évidemment le succès de ce parti – et du centre dans son ensemble – à ces élections, je souhaite bien plus encore que la sérénité accompagne cette campagne et que les conflits de personnes et de stratégie, ainsi que les ambitions individuelles se taisent pour laisser la place à un vrai débat d’idées de qualité, afin que les valeurs humanistes, libérales, européennes, responsables et démocrates puissent trouver la place qu’elles méritent dans la vie et l’action  politique en France.