19.02.2008

Les personnalités d'Avenir Démocrate

Le tour d'horizon des chapelles centristes continue... Voici, trouvée sur le site de cavada dans le 12e, la liste des personnalités membres d'Avenir Démocrate à ce jour :

18889129481918d1ff88eb8eb902a0c6.jpgJean-Marie CAVADA, Député européen, Président de la commission des libertés civiles, de la justice et des affaires intérieures. Journaliste puis dirigeant de nombreux media audiovisuels ; il a été successivement producteur et journaliste animateur de la Marche du Siècle, Fondateur et Président de la Cinquième, Président de RFO. En 1998, il est nommé Président de Radio France, reconduit en 2001 pour un nouveau mandat, il l’interrompt pour se lancer en politique.

4f7a7c2748a7775a4ea94ef59e018e8b.jpgChristian SAINT ETIENNE, professeur des Universités et Président de l’Institut France Stratégie, conseil en stratégie économique et financière auprès des entreprises. Il est membre du Conseil d’Analyse économique (CAE), du Cercle des Economistes et de la Société d’Economie Politique. Docteur ès Sciences économique, titulaire de deux Master en sciences économiques, il a travaillé comme économiste au Fonds Monétaire International, à Washington et à l’OCDE, à Paris. Il a publié 18 livres et plus de 300 contributions scientifiques et journalistiques.

 Jacques TOURNIER, haut fonctionnaire, diplômé de Polytechnique et de l’Ecole Nationale d’Administration, a été secrétaire général du Centre National des Etudes Spatiales et adjoint au délégué général pour l’armement. Ancien du Modem, Jacques Tournier a dirigé la campagne législative de Claire Gibault. Il est l’auteur de nombreuses contributions sur la réforme de l’Etat dont il est un des spécialistes.

Yves ZOBERMAN, diplômé de Sciences Po Paris, spécialiste des questions culturelles, il a dirigé le Centre culturel de Moscou et de nombreuses associations dans le domaine culturel. Enseignant à l’Institut d’Etudes Politiques, il a travaillé notamment à l’intégration des étudiants étrangers dans les cursus universitaires français. Il a été membre, durant 25 ans, du Parti Socialiste qu’il a quitté en 2006.

9efeb0c07a537b4b0ce6bdbdec7d861d.jpgClaire GIBAULT, Députée européenne, membre de la commission de la Culture et de l'Education ainsi que de la commission du Droit des Femmes et de l'Egalité des Genres. Première femme chef d’orchestre en France, elle est aujourd’hui Chef d’orchestre adjoint auprès de Claudio Abbado, pour le nouvel orchestre Mozart de Bologne.

 

e38c06752d07f92606f5928b6d52c19d.jpgJanelly FOURTOU, Députée européenne, spécialiste des questions relatives au Marché intérieur, de la propriété intellectuelle et des pétitions des citoyens européens. Elle est titulaire d’une maîtrise de Lettres Modernes.

Linda CAPOANO, avocate au Barreau de Paris, spécialisée notamment en droit des affaires. Candidate aux élections legislatives de 2007, dans le 7ème arrondissement de Paris

Olivier MOUSSON, Maire adjoint du 17ème arrondissement, haut fonctionnaire, Docteur d’Etat et diplômé d’HEC, il intervient comme chargé de conférence à HEC et à l’Université de Paris Dauphine. Il a travaillé comme proche conseiller de Gilles de Robien, alors ministre de l’équipement, des transports, du logement, du tourisme et de la mer.


Pas de grosse surprise, si ce n'est l'absence de Mario Stasi, qui pourtant, il m'avait semblé, avait quitté le MoDem pour rejoindre Cavada ?

09.01.2008

Insupportable attente

912d6695fb66e8e6111c80995cb53011.jpgPlusieurs jours que ce blog n'a rien publié. Plusieurs jours que les dizaines de milliers de lecteurs assidus repartent du blog avec le sentiment de déjà vu...

Pourquoi ?

L'auteur du blog, outre ses nouvelles responsabilités familiales qui lui prennent beaucoup de temps, est rongé par une attente insoutenable, insoutenable : celle de connaitre enfin les têtes de liste du Modem à Paris !!

Si on sait que Cavada, Saint Etienne, Gibault, Mousson, Stasi ou Capoano ne porteront (malheureusement) pas nos couleurs, on parle aujourd'hui de Philippe Meyer, Olivier Pagès, Christelle de Crémiers, Didier Bariani ou Corinne Lepage. Mais, je vous l'accorde, relayer ces noms ne relève que de la rumeur assez stérile... Alors demandons à notre grande prétresse Marielle de s'activer un peu, que la campagne commence !

Dès que nous serons fixés, comptez sur moi pour commenter les choix sans doute judicieux de notre candidate enragée...

20.12.2007

Les titres accrocheurs et orientés du Figaro

Aujourd’hui, réjouissons-nous, deux articles sur le MoDem sont parus dans le Figaro (tout le moins sur le figaro.fr).

Malheureusement, s’agissant du MoDem, je remarque que le Figaro peine à rédiger des titres objectifs, non réducteurs et non orientés, et surtout qui ne soient pas en décalage avec leur contenu.

On peut lire ainsi :

Marielle de Sarnez peine à constituer les listes parisiennes du MoDem
Les têtes de liste du parti de François Bayrou dans la capitale ne seront connues qu’en janvier.

A l’intérieur de l’article, on parle bien évidemment de C Saint Etienne et Olivier Mousson (ah oui, une autre défection), de pseudo querelles entre JF Pernin (XIIe) et Corinne Lepage ; mais il est quand meme mentionné que « le parti de François Bayrou, qui revendique 7000 adhérents dans la seule capitale, contre 2800 à l’ex-UDF il y a un an, aurait reçu 800 à 900 demandes de candidature pour les 517 places à pourvoir effectivement (conseillers de Paris et conseillers d’arrondissement) ».

Intéressant en effet de mettre plutôt l'accent sur les querelles de personnalités que sur l'engouement militant qu'a entraîné le Modem, particulièrement à Paris.

 

À Strasbourg, Bayrou refuse de trancher

L’ex-chef de cabinet de Michel Rocard, Jean-Claude Petitdemange, tente un come-back.

Ici, Bayrou « refuse de trancher » entre les candidats à l’investiture mais seulement car il laisse le soin de le faire aux militants avec une primaire. Pour quelqu’un qu’on présente souvent comme peu démocrate au sein de son propre parti, c’est finalement positif non ?

Bref, j’aime bien le Figaro, de temps en temps, mais bon, leurs raccourcis et leur façon de présenter les choses sous un certain angle, c’est assez déplaisant...

17.12.2007

Cavada parle... et n'a pas forcément tort sur tout

Jean-Marie Cavada, candidat sur les listes UMP aux municipales à Paris, a déclaré dimanche sur Canal+ qu'il "ignore absolument" son "avenir" politique, affirmant qu'on ne lui a "rien proposé" dans le cas d'un remaniement du gouvernement.

On ne m'a rien proposé et je ne suis pas dans le casting des favoris. L'avenir, je l'ignore absolument", a dit le député européen, ex-bayrouiste, en affirmant que sa présence en tête de liste dans le XIIème arrondissement de Paris "n'était pas l'objet d'un marchandage".

Alors qu'on lui demandait s'il pourrait devenir secrétaire d'Etat à la communication, l'ancien journaliste a répondu, en plaisantant: "je ne sais pas, ça me semble un peu petit". Avant d'ajouter: "ne perdez pas de temps sur ce sujet".

M. Cavada a en outre déclaré que s'il est élu dans le XIIème, il "siègera à la mairie pendant six ans".

Se revendiquant une nouvelle fois comme "un homme du centre gauche" qui "déteste les appareils", il a promis "des surprises" sur sa liste. "Je vais faire appel à des gens qui ne sont pas à droite" et "bien entendu" demander au président Nicolas Sarkozy de venir le soutenir.

"Evidemment je suis parachuté (...) C'est vrai que toute ma vie, j'ai cherché un territoire et là maintenant ce territoire, ça y est", a-t-il répondu à ceux qui l'accusent de faire du nomadisme électoral.

Jean-Marie Cavada, a aussi déclaré qu'il n'aurait plus "avant bien longtemps" de contacts avec le président du MoDem François Bayrou, qui l'a traité "comme un manant".

Interrogé sur le fait de savoir s'il avait encore des liens avec M. Bayrou, le député européen, qui avait été élu en 2004 sur la liste de son ex-ami, a répondu: "personnellement non et je pense qu'il n'y en aura pas avant bien longtemps".

"La façon dont on m'a jeté, à la sortie d'une église, une écuelle comme à un manant (un paysan pauvre sous l'Ancien régime, ndlr), descendant de son tracteur et regardant ses pouliches courir je ne sais pas où sur les champs de courses n'était pas de la première amabilité", a-t-il lancé en direction de M. Bayrou, grand amateur de chevaux.

"En ce qui me concerne, c'est fini. C'est une autre page, elle est derrière", a-t-il encore lâché. "L'homme a ses intelligences et son intérêt. Mais nous avons dit ni droite ni gauche et maintenant pour lui, c'est ni droite ni droite".

En dehors du reste de l'article qui reste de la polémique politicienne sans grand intéret, cette dernière phrase me semble pour le coup assez juste et malheureusement inquiétante pour l'avenir du Modem. Pour prolonger cette réflexion, je vous invite à lire cet article de l'hérétique, blogueur assidu dont je me retrouve très souvent dans les analyses : http://heresie.hautetfort.com/archive/2007/12/16/consider....

28.11.2007

Réflexions de Julien Fretel sur les évènements récents au MoDem

L'investiture de Jean-Marie Cavada pour conduire la liste UMP du XIIe arrondissement de Paris n'est-elle pas d'abord le signe de l'échec de la stratégie d'autonomie de l'UDF-MoDem ?

- Ce n'est pas le signe d'un échec de sa stratégie d'autonomie, mais d'un échec dans l'organisation du parti. François Bayrou et Marielle de Sarnez passent leur temps à faire et refaire les mêmes erreurs. Ils privilégient avant tout ce qui brille. Pour eux, c'est un avertissement, et cela montre que l'UDF-MoDem est un parti-passoire.
Jean-Marie Cavada est monté très rapidement dans la direction de l'UDF-MoDem. L'ancien président de Radio France est devenu député européen en très peu de temps, sans culture de parti ni loyauté particulière vis-à-vis d'une formation dans laquelle il est arrivé par le haut.
François Bayrou et Marielle de Sarnez passent leur temps à recruter des notables économiques et médiatiques, puis ils s'étonnent de les voir se tourner vers plus offrant. Christian Blanc, par exemple (ancien président d'Air France), a lui aussi quitté l'UDF-MoDem. Et si l'acteur Vincent Lindon, qui a soutenu François Bayrou durant la présidentielle, le voulait, il pourrait très bien être tête de liste dans un arrondissement parisien. Sans garanties sur ce qu'il ferait ensuite.
Alors pourquoi François Bayrou ne tient-il pas ses troupes ? C'est parce qu'il ne sait pas former ses militants. Le paradoxe, c'est que l'un des enjeux du congrès fondateur du MoDem, qui a lieu le week-end prochain, est justement le rapport entre les militants et les élus. On le voit sur les blogs: les nouveaux adhérents réclament des statuts qui garantissent la démocratie interne. Ils sont demandeurs d'une clarification.
Le mode de scrutin peut également jouer. François Bayrou a bien sûr moins de problèmes avec ses élus pour les élections européennes et régionales, qui sont à la proportionnelle. Mais c'est surtout un cas d'école de sciences politiques. On peut opposer les partis de masse, où c'est par le travail militant qu'on devient un élu, aux partis de notables, avec des élus qui ne doivent rien à leur parti.

Marielle de Sarnez peut-elle encore espérer peser dans le duel entre Bertrand Delanoë et Françoise de Panafieu ?

- Elle le peut encore. L'UDF-MoDem a tendance à sous-estimer ses forces. On a vu lors des élections législatives que ce parti est capable de faire de bons scores, même sans personnalités. Donc je ne pense pas que le départ de Jean-Marie Cavada casse la dynamique interne du mouvement.

Jean-Marie Cavada est-il capable de faire basculer le XIIe arrondissement ?

- Le XIIe est un arrondissement clé pour gagner les élections. C'est pour cela que Jean-Marie Cavada a sans doute beaucoup obtenu de l'UMP. Il a d'ailleurs reconnu à demi-mots que Nicolas Sarkozy lui a fait des propositions.
Mais il n'est pas du tout évident que l'identité de Jean-Marie Cavada aide beaucoup l'UMP à gagner. C'est un centriste qui a fait la campagne présidentielle de François Bayrou. Il peut être considéré comme un traitre à la fois à droite et au centre. Et, à quelques mois des élections, tout cela fait petite cuisine électorale.

Interview de Julien Fretel réalisée par Baptiste Legrand (Nouvel Observateur)
(le lundi 26 novembre 2007)

Sur le site de Marianne

Comme pour donner suite aux propos de l'ancien présentateur de La Marche du siècle, Frédéric Parrat, un militant de l'UDF-Modem tente de se présenter contre François Bayrou à la présidence du parti lors de l'élection qui doit voir lieu samedi 1er décembre, en même temps que le Congrès constitutif du parti. Et il assure en être empêché… à cause de l'absence de règles démocratiques claires dans cette élection.

Huit jours pour réunir 100 signatures
« Les conditions pour se présenter ont été rendues publiques il y a seulement huit jours, plaide Frédéric Parrat, avocat et militant dans le XVème arrondissement de Paris. On me demande de réunir 100 signatures de militants issus de 5 départements différents, mais on ne me communique pas la liste des militants ! Huit jours pour rédiger une profession de foi et pour contacter les gens, c'est trop peu pour quelqu'un qui n'est pas un professionnel de la politique comme François Bayrou ou Marielle de Sarnez ! » Pour le moment, il assure avoir réuni 54 paraphes. Et il dénonce les « pressions » qui pèseraient sur certains militants, alors que les investitures aux municipales n'ont pas encore été décidées… Si cette candidature fait écho aux accusations de Jean-Marie Cavada, selon qui le Modem doit « répondre à l'exigence de démocratie interne », ce n'est pas un hasard. « Je me sens très proche de Jean-Marie Cavada », reconnaît Frédéric Parrat qui se définit comme un homme de centre droit. « Beaucoup de mes amis sont partis au nouveau centre, reconnaît-il également. Mais ça ne me tente pas : ce serait un mauvais cadeau à faire au Modem. »

Les rencontres discrètes d'Hervé Morin
Doit-on voir là une tentative de déstabilisation du parti de François Bayrou ? « Je suis peut-être naïf, mais je ne pense pas que la candidature de Monsieur Parrat relève d'une manipulation politique », explique Pierre-Emmanuel Portheret, en charge de la direction des services à l'UDF-Modem, à l'unisson avec Didier Bariani, responsable de l'organisation de cette élection. Pourtant, entre le nouveau centre et le Modem, les blessures ne sont pas refermées. Lors de l'ultime congrès de l'UDF, précédant la création du Modem, prévu vendredi 30 novembre, certains membres du Nouveau centre promettent de se déplacer pour faire valoir leurs vues. Et tandis que Marielle de Sarnez rencontre de nombreuses difficultés, en interne, à mener sa campagne municipale à Paris, Hervé Morin s'est fait un plaisir de recevoir, en cachette, la semaine dernière, quelques présidents de sections parisiennes du Modem…

Le MoDem ... et moi

Depuis que j'ai ouvert ce blog j'ai principalement relayé les actualités centristes et dressé le portrait des personnes que je considère comme les principales figures du centre (ma série n'est toutefois pas terminée). Je m'affirme comme MoDem, partisan dans la mesure du possible du "rassemblement des centristes" dans un seul et unique mouvement afin de limiter la dispersion des voix, des idées et des personnalités de ce courant de pensée.

L'actualité est assez chargée vous le savez, et le rôle d'un militant politique est d'affirmer des convictions et de défendre une stratégie ; aujourd'hui, la situation de mon parti me fait me poser beaucoup de questions. Je vous en ferai part très prochainement dans une note spécifique, en espérant que vos commentaires m'aideront à y voir plus clair...

26.11.2007

Deux défections importantes au MoDem

Thierry Benoit débranche son MoDem

e0d87fe6bf7bbf83ac68580d5e9ae220.jpgLe député UDF de Liffré-Fougères n'adhérera pas au Mouvement des démocrates qui tient son congrès constitutif début décembre à Paris.

Benoit-Bayrou, c'est fini. Contrairement à son ami Jean Arthuis (Ouest-France d'hier), Thierry Benoit, pourtant élu en juin dernier député de la sixième circonscription Liffré-Fougères sous l'étiquette UDF-MoDem, n'adhérera pas au Mouvement des démocrates qui doit être officiellement créé début décembre à Paris.

« Je ne le porterai pas sur les fonts baptismaux, nous a indiqué hier Thierry Benoit. Il y a un mois j'ai écrit une lettre à François Bayrou en lui indiquant que nos chemins allaient se séparer. »

Le 30 novembre, lors du congrès du parti centriste démocrate-chrétien, il plaidera « pour la survie de l'UDF ». Et si celle-ci résiste à la création du MoDem, il deviendra alors, sur le banc des non-inscrits, le seul député UDF de l'Assemblée nationale. S'il n'en reste qu'un, Thierry Benoit sera lui là... « UDF, canal historique »

Voilà qui clarifie une ambiguïté née entre les deux tours de l'élection présidentielle, quand François Bayrou déclare qu'il ne votera pas Sarkozy. Comme bon nombre de militants UDF attachés au centre-droit, Thierry Benoit, qui a voté Sarkozy, tique. C'est le début du désamour.

Inscrit en préfecture comme candidat UDF-MoDem aux législatives, le conseiller général de Fougères-sud fait campagne sous le seul label UDF. Il dit non à François Bayrou qui se propose de venir le soutenir sur ses terres du pays de Fougères. Mais cette ambiguïté lui permet d'être élu à la surprise générale face à l'UMP Marie-Thérèse Boisseau. Quand François Bayrou l'accueille à l'Assemblée nationale, Thierry Benoit joue le jeu pour ne pas désobliger le sénateur fougerais Philippe Nogrix, MoDem pur et dur. Mais il est déjà sur ses gardes...

La rupture est sans doute consommée dans les Landes lors de l'Université d'été du MoDem, théâtre d'une passe d'armes Bayrou-Benoit.

Cette clarification intervient sans doute au bon moment pour le député, inscrit dans une « logique de candidature » pour la mairie de Fougères.

Il souhaite convaincre l'UMP et sa leader municipale Isabelle Biard, de former une liste commune. Rien n'est fait. Mais ce positionnement enfin clairement à droite pourrait peut-être faciliter les choses.

 Municipales: Cavada (Modem) confirme sa candidature soutenue par l'UMP à Paris

Le député européen UDF-MoDem Jean-Marie Cavada conduira une "liste de candidats de rassemblement soutenue par 5e0af2667826e74419fbec6421c3243c.jpgl'UMP" au municipales dans le XIIe arrondissement de Paris, annonce-t-il dans une interview à paraître lundi dans Le Figaro.

"Je vais conduire une liste de candidats de rassemblement soutenue par l'UMP mais aussi par des personnalités venues d'ailleurs", explique M. Cavada.

Il confirme que la ministre de l'Economie, Christine Lagarde, sera seconde sur la liste, assurant que "c'est un honneur de l'avoir à mes côtés" pour "mener un combat difficile à Paris".

L'eurodéputé assure qu'il n'entend pas rejoindre le Nouveau Centre, parti des centristes ex-UDF ralliés à Nicolas Sarkozy, et déclare avoir "voulu accompagner François Bayrou jusqu'aux limites de la loyauté".

"Mais aujourd'hui, j'ai épuisé tous les recours de la loyauté. Je refuse que les militants de l'UDF-MoDem soient sacrifiés aux négociations municipales ou à l'échéance présidentielle de 2012", déclare-t-il.

Le nom de M. Cavada était régulièrement cité comme possible tête de liste dans le XIIe, arrondissement dont la reconquête est cruciale si l'UMP veut espérer ravir la mairie de Paris.

Il avait dit le 12 novembre qu'il serait candidat en cas d'accord entre son parti et l'UMP, mais avait aussitôt été désavoué par la chef de file de l'UDF-MoDem pour les municipales à Paris, Marielle de Sarnez, qui avait récusé tout accord avec le parti présidentiel.

"À ceux qui menacent de m'exclure, je rappelle que les adhérents et les sympathisants du MoDem parisien, notamment, demandent des primaires", déclare M. Cavada au Figaro.

"Les électeurs du MoDem doivent savoir pour qui ils voteront en réalité au deuxième tour si les candidats (...) arrivent en troisième position. Seront-ils appelés à voter pour Bertrand Delanoë et l'union PS-Verts, ou pour les membres de la majorité et les quelques éléments de la gauche qui se rassemblent autour de Françoise de Panafieu?", interroge-t-il.

"J'appelle les militants du MoDem à réclamer cette clarification dès avant le premier tour. S'ils ne l'obtiennent pas, cela voudra dire que les candidats de leur parti se vendront au plus offrant. Ce sera de la politicaillerie", estime M. Cavada.

L'eurodéputé confirme avoir "vu Nicolas Sarkozy le 9 novembre, mais il ne m'a pas promis de ministère!". "Il ne m'a pas fait de demande pressante, mais il m'a expliqué que le XIIe était un arrondissement stratégique. Je lui ai dit que j'y réfléchirais. Aujourd'hui, ma décision est prise", assure-t-il.

Concernant le positionnement politique de M. Bayrou, qui organise samedi et dimanche le congrès fondateur de son nouveau parti, le Mouvement démocrate, M. Cavada juge que "François Bayrou a un programme romantique, mais un tempérament qui lui fait refuser l'obstacle de la décision".

"S'il avait voulu que ses idées prévalent, il aurait pu négocier une alliance de gouvernement sur la base d'un programme minimal," souligne-t-il.