19.03.2008

La sélection du jury...

... du prix «Press club, humour et politique» 2008

Voici les six phrases retenues par le jury :

- François Bayrou, président du MoDem au soir de sa défaite aux municipales : «Je vous le promets, nous aurons d'autres victoires».

- Xavier Bertrand, ministre du Travail : «Le Parti socialiste est un parti sans leader. François Bayrou est un leader sans parti. Ils sont faits pour fusionner».

-  François Fillon, Premier ministre, cité par l'Express : «Quand j'ai appris que Xavier Bertrand appartenait à la Franc-Maçonnerie, je ne me suis pas étonné de le découvrir Maçon ; mais franc, ça m'en bouche un coin».

- Bernard Laporte, secrétaire d’Etat aux sports débarquant en Guadeloupe : «Je voulais voir les Antilles de vive voix».

- Christian Estrosi, ancien ministre, maire de Nice, s'adressant à des journalistes accompagnant le chef de l'Etat en Guyane : «Vous avez vu comme Monsieur Sarkozy est populaire en forêt amazonienne ?».

Et en bonus, une «Raffarinade» : «Il faut avoir conscience de la profondeur de la question du sens».
 
En décembre 2007, six phrases avaient déjà été sélectionnées par le jury :

- Un échange entre Nadine Morano (UMP) et Fadela Amara, secrétaire d'Etat à la politique de la Ville. Nadine Morano: «Fadela Amara au gouvernement, cela montre les limites du casting à la Fogiel». Réponse de Fadela Amara: «J'ai tendance à croire que Nadine Morano c'est la Castafiore».

- François Bayrou (UDF) disant à Ségolène Royal de ne pas monter chez lui, un soir entre les deux tours de la présidentielle, selon le récit de l'ex-candidate PS dans son livre: «Ne montez pas, il y a du monde dans la rue». Réponse de Ségolène Royal: «Il m'a fait l'impression de l'amant qui craint la panne...».

- François Goulard (UMP) : «Johnny Hallyday qui annonce son intention de rester français et Bernard Laporte qui entre au gouvernement, c'est une période faste pour l'intelligence française».

- Christine Lagarde, ministre de l'Economie : «Pour faire face à la hausse du prix du pétrole, je conseille aux Français de faire du vélo».

- Jean-Claude Mailly, secrétaire général de FO : «Les retraits de l'UIMM, c'est mieux que la valise RTL».

- Rama Yade, secrétaire d'Etat aux droits de l'Homme : «Je me retrouve avec la journée des droits de l'Homme sur les bras et Kadhafi sur le tarmac».

Prochaine et dernière sélection, en juin. Remise du prix, en juillet.

23.01.2008

Les sénateurs centristes

Moi, franchement, je suis sur la même ligne que les sénateurs centristes (ce sont des gens qui font,comme je le disais dans ma note d'hier, un vrai travail de fond que je m'évertuerai desormais à relayer plus fréquemment). Lisez plutot ces extraits d'un article du figaro :

Fillon chez les sénateurs centristes

(...)

"Selon Jean Arthuis, «tout le monde au groupe est favorable au redressement économique et financier de la France». Les sénateurs centristes «veulent travailler dans le constructif», ce qui les conduit à «apprécier que le chef du gouvernement vienne s'exprimer devant eux», a expliqué un collaborateur du groupe UDF."

(...)

«Le premier ministre est resté une demi-heure de plus que prévu, pour répondre aux questions sans langue de bois», s'est félicité Pierre Fauchon. Selon le sénateur du Loir-et-Cher, «le groupe UDF s'entend bien» avec François Fillon, car «l'homme convient par son style». Il a été question de la suppression de la publicité sur les chaînes publiques, de la suppression des départements préconisée par le rapport Attali, des 35 heures. Nulle critique, nulle réserve ne s'est exprimée, même de la part de Jean-Jacques Jégou, l'un des deux ou trois sénateurs restés dans le sillage de François Bayrou, qui a posé la question sur les 35 heures.

NDLA : au nombre des sénateurs fidèles à Bayrou, je vois Gourault (Loir-et-Cher), évidemment, Jégou (Val de Marne), Nogrix (Ille et Vilaine), Arnaud (Charente), Deneux (Somme), Badré (Hauts de Seine), Vanlerrenberghe (Nord) soient au moins 7 sénateurs. Arthuis et Zoccheto revendiquent leur étiquette MoDem, même s'ils sont plus proches dans leur stratégie de l'ex-UDF. Mercier est fidèle parce que Bayrou en a besoin. Selon moi, il restera, comme Arthuis et Zoccheto, tout en préconisant une stratégie claire d'alliance de second tour... Enfin, il faut savoir que Fauchon, qui a rejoint le Nouveau Centre, est très critique sur l'évolution de l'UDF et du MoDem depuis de nombreux mois.

La plus grande partie des sénateurs centristes a pris leur distance avec les choix politiques de Bayrou. Sous couvert d'anonymat pour ne pas rendre impossible une éventuelle réconciliation, beaucoup qualifient sa stratégie de «suicidaire» et lui reprochent de «tout subordonner à son ambition présidentielle». Or, la plupart des sénateurs sont maires, se représentent aux municipales et sont tenus par des alliances locales. Les centristes, qui se sont toujours appuyés sur une alliance avec le RPR, puis avec l'UMP, redoutent une ligne politique qui risque de désorienter leurs électeurs et de les mettre en difficulté."