17.04.2008

Marre des centristes !!

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Bon, j’ai mis en ligne il y a un mois ce sondage dont les résultats apparaissent dans la colonne de gauche.

Outre le fait que seulement 16 personnes se soient exprimées, les résultats ne me satisfont pas du tout, mais alors pas du tout… quand on dit que les centristes ont « le cul entre deux chaises » : la plus grosse part des votants (38%) estiment que le résultat est « contrasté ». Bon, et ben on n’est pas plus avancés. J’aurais jamais du proposer cette réponse…

Après, un seul vote sépare ceux qui estiment que le résultat est « un échec » (5 votes) et ceux qui estiment qu’il est « un succès » (4 votes).

Quant aux 6% qui prennent la peine de voter pour dire qu’ils sont « sans opinion », alors là je dis chapeau !!!

Voila. Si j’en crois ce sondage, les centristes ont un point de vue « contrasté » sur les municipales. Voila qui va aider le MoDem à tirer des conclusions sur cette élection…

17.03.2008

Quelques explications !

Après vous avoir annoncé il y a quelques semaines que je ne reprendrai pas ma carte au parti de François Bayrou, j’ai renoncé ce lundi à continuer à soutenir le MoDem et ses leaders dans leur stratégie qui a conduit, depuis le soir du premier tour des présidentielles, à la dispersion stérile des centristes et à leur mort politique.

1451944513.jpgCeci ne remet pas en cause mon attachement au fait de mettre la personne humaine au cœur de l’action politique ; ceci ne remet pas en cause la grande finesse et la grande justesse que j’attribue aux analyses du président du MoDem sur la société d’aujourd’hui ; ceci ne remet enfin pas en cause l’affection que j’ai pour un certain nombre de cadres et de militants du MoDem, qui continuent à trouver la force de se battre malgré les deux échecs cinglants consécutifs qu’ils ont subis.

J’avais déjà failli quitter le MoDem cet été : j’y suis resté, encouragé notamment par la rencontre dans ma section parisienne de militants, de cadres et d’une tête de liste de grande qualité. J’ai beaucoup cru que les élections municipales seraient l’occasion pour le MoDem d’affirmer son influence et de peser sur la vie politique, parisienne notamment, pour les six prochaines années : le jusqu’au boutisme de Sarnez et ses erreurs stratégiques rendront au contraire le MoDem parisien totalement muet pour la prochaine mandature. Dans ces conditions, l’intérêt de se battre pour ce mouvement, au niveau local, apparaît limité.

Le suicide parisien

116235922.jpgParis est une vitrine et nécessitait, plus qu’ailleurs - et même qu’à Lyon – la présence de listes MoDem autonomes. Sarnez a construit ses listes et son projet, malgré les embuches qu’elle a rencontrées (notamment le départ chez Panafieu, en pleine constitution des listes, d’un certain nombre de ses cadres), et c’est une chose pour laquelle elle doit être remerciée et félicitée.

En revanche, elle s’est certainement vue trop belle ou trop forte, et se croyait incontournable au soir du premier tour. Sa principale erreur a été de refuser la clarté sur son choix de second tour, même si ses appels répétés envers Delanoë et ses critiques envers Panafieu, qui n’en avait pas besoin, laissaient entrevoir son orientation probable.

Les  conséquences sont désastreuses :

-          elle a déstabilisé les électeurs potentiels qui ne savaient pas à quelle sauce leur voix serait mangée le 9 mars au soir

-          elle s’est mise elle-même hors course de l’action municipale des 6 prochaines années en ne prenant pas, après le refus catégorique de Delanoë, la main tendue de Panafieu, qu’elle avait certainement trop critiquée, pensant que Delanoë se coucherait devant elle.

Soit on est clair avant le premier tour, et on s’assure des élus auprès du partenaire au soir du 1er tour, soit on ne prend pas parti du tout, mais on accepte de discuter avec les deux alternatives en course ! Marielle est restée entre deux, rejetée par un coté et rejetant l’autre !

La fusion avec les listes de l’UMP aurait certainement permis au MoDem de constituer un groupe de 5 à 10 élus au Conseil de Paris, lui conférant une certaine visibilité. A cause de Sarnez, le MoDem n’aura probablement aucun conseiller de Paris, et moins de 10 conseillers d’arrondissement ! Il est triste de remarquer que Cavada, sans courage politique, arrivera probablement à avoir un groupe indépendant avec ses amis d’avenir démocrate, et que Sarnez s’est rendue incapable de peser.

Le sens de la politique : l’action

Pour moi, la politique, c’est l’action, pas le témoignage. C’est mettre les mains dans le cambouis dès qu’on peut le faire et s’investir pleinement pour faire réussir son pays. C’est ainsi que les électeurs peuvent juger leurs candidats : sur des actes, et non seulement sur des idées ou ce qui peut apparaître comme une posture.

Un parti politique a besoin d’expérimenter ses idées, et de rendre visible ses résultats. Les législatives et les municipales sont perdues et ce n’est pas les cantonales, les européennes ou les régionales qui donneront une vraie visibilité au MoDem (qui connait ses représentants locaux ou européen ?). 

J’en suis convaincu : le MoDem aurait finalement gagné à participer au gouvernement, quitte à en partir en bloc le jour où la politique suivie ne convenait plus. Fort de cette crédibilité, mettant en valeur des personnalités capables d’être ministres, il aurait certainement été mieux à même de convaincre les électeurs de sa capacité à agir.

Il est facile d’être dans l’imprécation constante, de dire ce qui va et ce qui ne va pas, mais la politique c’est l’action. Et l’action, ça n’est pas dans 5, 10, 15 ou 20 ans, c’est tout de suite ! Finalement, Bayrou représente l’immobilisme et la frilosité face au changement, sous des airs de courage politique et d’abnégation : je suis de moins en moins convaincu que c’est un homme d’Etat.

L’avenir ?

775423175.jpgJe regrette aujourd’hui de ne plus trouver d’attache partisane où je puisse me reconnaitre. Les héritiers de Barre, Delors ou même Bourlanges sont orphelins aujourd’hui et réduits au témoignage. J’ai même tendance à penser que ceux-ci vont trouver dans les mois à venir un asile plus fécond dans une UMP qui pourrait devenir moins monolithique que dans tout autre parti : on en reparlera dans quelques semaines…

Et dès cette semaine, un nouveau post sur ce qui est pour moi un tragique suicide politique…

25.02.2008

Une tête de liste parisienne s'adresse aux électeurs

J’apprécie Olivier Pagès, tête de liste MoDem dans le XIé arrondissement, pour la sincérité de son engagement, et sa personnalité abordable et pleine de simplicité. On rappellera qu’Olivier est un ex-Vert, en rupture de ban avec son parti depuis 2002 ou 2003 et qui a rejoint le MoDem suite à l’élection présidentielle.

Cette lettre qu’il adresse aux élécteurs du XIe arrondissement de Paris en est une illustration.

Chère Madame, Cher Monsieur,

Une élection est un moment rare d’égalité entre tous à chaque âge de la vie et quelle que soit notre condition.

Vous allez recevoir les professions de foi de tous les candidats aux élections municipales dans votre arrondissement. Je vous invite à lire attentivement chacune d’elles, car de votre choix le 9 mars prochain découlera une part de votre avenir.

En ce qui me concerne, je m’investirai comme je l’ai toujours fait depuis le début de mon engagement politique.

En 1974, René Dumont, candidat à l’élection présidentielle, pointait du doigt deux nouveaux dangers pour la planète : le réchauffement climatique avec ses conséquences et le risque de disparition des ressources vitales. J’avais alors 21 ans et je commençais ma vie professionnelle comme vendeur en librairie puis dans l’édition. J’ai toujours aimé les livres, ce qu’ils transportent de savoir, d’expériences, de rêves et de projets de femmes et d’hommes, au travers des siècles et de la langue, chaîne de l’humanité. Ils font partie de mes intimes au même titre que mes amis.

Tous m’ont appris que la clairvoyance et la solidarité sont indispensables au delà de ce périmètre immédiat et doivent aussi s’exercer de l’autre côté de la rue, si nécessaire jusqu’à l’autre bout du monde.

Ils m’ont appris aussi qu’il faut se méfier des clivages d’apparence, factices et trompeurs, qui se font toujours au détriment des plus fragiles.

Ils m’ont appris enfin que dans notre monde qui change, et de plus en plus vite, il n’y a pas de vérité absolue, que rien n’est inéluctable, et que les doctrines d’hier ne sont plus les solutions de demain.

C’est dans cet esprit que j’ai été candidat à plusieurs élections : cantonales en Saône et Loire, législatives en 1993 à Mâcon et 1997 à Paris, municipales dans le XI° arrondissement en 2001 où je suis devenu conseiller de Paris et du XI° arrondissement, délégué à la solidarité entre les générations.

C’est aussi dans cet esprit que j’ai accepté les responsabilités que m’a confiées le Maire de Paris : présidence de la commission professionnelle des kiosquiers, présidence de la commission départementale de Paris d’allocation personnalisée d’autonomie (pour les personnes âgées), présidence du comité parisien d’éthique funéraire.

C’est toujours dans cet esprit que j’ai choisi en juin 2007 d’être candidat à la députation pour le Mouvement Démocrate.

Aujourd’hui, je suis heureux, avec Marielle de Sarnez pour Paris, de conduire la liste du Modem dans le 11° arrondissement.

Je suis convaincu que la voie ouverte par François Bayrou et la création du Mouvement Démocrate peuvent permettre une vrai rénovation de l’action politique, pour la préservation de notre patrimoine écologique et climatique, la modernisation de l’économie, la garantie de justice sociale, d’éducation et de culture, la construction de l’Europe, l’équilibre des finances publiques et la solidarité entre les générations.

Paris, le 24 février 2008

Olivier Pagès

13.02.2008

Jean Arthuis estime qu'il faut redonner " de la compétitivité au travail, aux entreprises et aux territoires français"

Quelqu'un dont on devrait selon moi tenir beaucoup plus compte au MoDem...: Jean ARTHUIS

 

Jean Arthuis était l'invité de BFM et d'Hedwige Chevrillon, le lundi 11 février 2008. Après la réunion du G7 le week-end dernier, le président de la commission des Finances du Sénat a estimé : "La santé économique du monde donne des signes économiques préoccupants. La crise financière est là. C'est une inquiétude qui pèse sur le système bancaire puisque c'est largement une crise de confiance" précisant ainsi son analyse : "Nous avons assisté à une sorte de découplage entre l'économie réelle qui progressait au plan mondial de l'ordre de 4 où 5% par an et l'économie financière, l'hyperfinanciarisation qui est devenue avide de résultats immédiats, 15%, 20%." Or, pour le sénateur centriste,"ce découplage n'est pas sans conséquence" d'autant qu'il y a " aussi le double déséquilibre américain, déséquilibre budgétaire et déséquilibre commercial, qui n'a été rendu possible que parce que le monde entier a accepté de financer ce double déséquilibre."

Revenant sur la crise qui traverse le secteur financier, Jean Arthuis a noté " Dans ce monde financier, je ne suis pas sûr que les opérateurs ont toujours bien compris ce qu'ils achetaient, les risques qu'ils encouraient. On partait de l'idée que puisqu'il y avait des agences de notations, qui sont au nombre de trois et qui ont donné des avis très positifs, alors on achetait sans savoir ce que l'on achetait" tout en rappelant que l'affaire de la Société Générale "traduit un déficit de contrôle. C'est une fraude complexe mais sur un produits très simple, un produit de couverture" qui appelle "à surveiller de plus près avec de bonnes règles de transparence, avec de bonnes règles prudentielles."

Mais il a également appelé à une meilleure coordination des politiques économiques mondiales : "Il va également falloir que le système international se coordonne mieux" prenant l'exemple de la "baisse très substantielle" des taux directeurs de la FED " sans concertation avec les partenaires européens et japonais." Le sénateur centriste n'a d'ailleurs pas caché sa crainte que le plan de relance américain "ne creuse d'avantage les déficits".

Interrogé par Hedwige Chevrillon sur la possibilité de conduire des politiques de relance et les déficits publics, le sénateur centriste a souligné que "les Etats occidentaux sont largement déficitaires. Ceux qui financent nos déficits sont ceux qui approvisionnent en pétrole en gaz, en énergie et en biens de consommation, c'est ce que l'on appelle les fonds souverains. Tous ces excédents financent nos déficits. Les fonds souverains sont le miroir de nos déficits."

Le président de la commission des Finances du Sénat a souligné avec force la nécessité "des réformes structurelles qui redonnent de la compétitivité au travail, aux entreprises et aux territoires français" regrettant "des mesures qui relèvent de la politique de la demande. Or, soutenir la consommation aujourd'hui, c'est bien souvent soutenir les importations et créer de l'emploi hors du territoire national."

06.02.2008

Hier soir à Japy (prononcer japaille)

Une fois n'est pas coutume je vais dire du BIEN du MoDem !!

Bon, je me suis rendu hier soir à Japy, dans le 11e pour assister au meeting de notre grande prêtresse, entourée de ses 19 acolytes têtes de listes à Paris. Bon, et bien pour moi ce qui en ressort est positif !!

- Mot d'entrée bref lu par Olivier Pagès, de l'humour et de la simplicité - à l'image de l'homme - et salué bruyamment par les militants du XI. Très bien.

- Ensuite intervient Philippe Meyer. Bon. Je dois dire que je me méfie désormais des têtes d'affiches comme Meyer, qui enflamment un peu facilement une salle avec un refrain. Son discours sur la culture à Paris n'était pas dénué d'intéret. Mais j'avoue que si c'est un bon parleur, il n'est pas celui qui me convainca le plus hier soir.

- PM laisse la place à Peyrelevade. Pour le coup, loin d'être un tribun !!! Pas facile pour un technocrate plus habitué aux ors des cabinets ministériels qu'aux estrades d'intervenir sur un sujet aussi précis que l'économie à Paris. En dépit de son ton assez ennuyeux, Jeannot a développé avec brio le programme économique du MoDem à Paris. Ce que j'aime bien, c'est qu'on est allé au FOND des choses (fiscalité locale, développement économique, soutien au petit commerce...), après quelques paroles un peu polémiques sur les programmes des autres candidats. 

- Corinne Lepage prend alors la parole. Concrètement, je me suis plus concentré sur ses agaçants tics de langage (elle utilise le mot "précisément" au moins huit fois par phrase) que sur le fond de son discours. Désolé.

- Et puis, sous les vivas, la Grande Prétresse prend la parole. Brève présentation des 19 têtes de liste (avec plus ou moins d'enthousiasme, mais Bariani n'a cette fois pas été oublié), puis discours pour une fois posé et pas creux ! En une vingtaine de minutes, Marielle a présenté la plupart de ses propositions, avec simplicité et clarté, sans l'agressivité ou la nervosité qu'elle a généralement sur les plateaux de télé. Si je ne suis pas convaincu par sa proposition d'ouvrir bibliothèques et médiathèques 7j/7 (il serait selon moi plus opportun de les ouvrir plus tard le soir), j'aime bien ses propositions sur la circulation (notamment de mutualiser les lvraisons en développant le transport fluvial), le logement (moi, j'aimerais bien, en effet, ne pas avoir à partir en banlieue pour loger ma famille sans me ruiner), les ainés (redévelopper le lien social).

Bref, une bonne soirée chaleureuse et humaine. Je suis raisonnablement confiant sur le score du MoDem à Paris, même si la campagne est (trop) courte...

J'aurais juste trouvé pas mal que MArielle donne la parole à d'autres que les 3 stars qu'elle a laissé parler. Guliana, Devolvé, Catahier ou Baruti, et les autres (sans parler de Bariani) j'aimerais bien savoir ce qu'ils ont à dire !!

Allez, sur ce je vais diner.

Ciao, ciao 

30.01.2008

Qui est pessimiste ?

Bon, mes dernières notes sur le MoDem n'ont pas forcément été enthousiastes, je le reconnais. Je vous ferai part très prochainement des raisons qui me retiennent dans cette famille politique, en tant que sympathisant.

6001cccd7ce9fe881bf7f37614ec7f41.jpgMais quand on lit les premiers résultats du petit sondage que j’ai mis dans la colonne de gauche, à la question Quel sera selon vous le score du MoDem à Paris, je remarque que 42% des votants ne voient pas Marielle de Sarnez atteindre les 8% !

Pour ma part, j’estime le score de Marielle dans une fourchette de 10% à 12%.

Alors, qui est pessimiste, ici ?

 

20.01.2008

Marielle et ses têtes

 

 Petite présentation des têtes de listes par notre grande prêtresse.

Marrant, s'agisant de Bariani, on sent bien qu'il ne s'agit pas d'un premier choix (rappelons qu'il lui a été imposé par Bayrou...)

 

 

 

15.01.2008

Et ben si même Libé le dit, c'est peut-être que j'avais raison !

Dans mon post "Les bons plans de Marielle", je regrettais le parachutage de Fadila Méhal dans le IVe après avoir été candidate aux législatives dans le XVIIIe/XIXe. Libé dans son article d'aujourd'hui (http://www.liberation.fr/actualite/politiques/303909.FR.php) reprend cette indignation :

Pourtant, le choix de ces têtes de listes ne fait pas l’unanimité au sein du Modem de la capitale. «Il n’y a pas eu de consultation des adhérents, pas de concertation. Dans le IVe, le Modem parachute Fadila Mehal jusqu’à présent candidate dans le XIXe alors que Bayrou a toujours affirmé son opposition à cette pratique

Et dire que même Bariani (LE Bariani, le grand Didier Bariani) a manqué d'être évincé de la dream team :

Didier Bariani, repêché de justesse pour conduire la liste dans le XXe contre l’avis de Sarnez, ne s’est d’ailleurs pas privé d’une petite pique : «Une erreur tragique dans cette dream team a été évitée. Dans un parti attaché au développement durable et à la préservation des espèces en voie de disparition, on allait oublier les seniors et les anciens.»

Heureusement qu'il a de l'humour, Didier, sinon il y a longtemps qu'il aurait fui chez les réfugiés du NC !

Il est vrai que j'ai déjà un peu de mal avec notre grande prétresse, mais je la soutiens par "discipline" de mouvement (pas de parti, le MoDem est un Mouvement). Mais qu'elle évite de faire trop d'erreurs parce qu'il y a des choix parfois difficiles à défendre...

 

14.01.2008

Un instant on se serait cru chez les Verts... il n'en sera finalement rien !

STRASBOURG (AFP) - La constitution d'une liste dissidente du MoDem a été évitée de justesse à Strasbourg grâce à un accord intervenu sous l'égide de François Bayrou, a-t-on appris lundi auprès des dirigeants du mouvement.

La tête de liste Chantal Cutajar, maître de conférence à la faculté de droit de Strasbourg et ancienne adjointe au maire UMP Fabienne Keller, aura pour numéro 2 l'ex porte-parole des Verts Yann Wehrling, et pour numéros 3 et 4 Ludmilla Hug-Kalinkova et Jean-Claude Petitdemange, selon les termes de cet accord.

Mme Hug-Kalinkova, médecin et conseillère municipale, et M. Petitdemange (ex-PS, ex-directeur du cabinet de Michel Rocard) étaient sur le point vendredi d'annoncer la constitution d'une liste dissidente avant l'intervention de M. Bayrou. La négociation achoppait, entre autres, sur le fait que "Mme Cutajar ne veut pas de M. Petitdemange sur la liste", selon Mme Hug-Kalinkova.

"J'ai usé de mon influence et de l'amitié qu'ils me portent pour les rassembler", a indiqué M. Bayrou à l'AFP. "Ils sont tous conscients qu'ensemble, ils peuvent jouer un rôle déterminant et que la division est mortelle. Je leur ai fait entendre cela et comme je le prévoyais, ils l'ont entendu et ils ont accepté ce rassemblement", a expliqué le président du MoDem.

Dans un communiqué, Mme Hug-Kalinkova et M. Petitdemange se réjouissent, avec leur équipe "que la raison l'ait finalement emporté, permettant ainsi le nécessaire rassemblement des Démocrates et du Centre à Strasbourg".

"Désormais, les choses sont claires, le Centre rassemblé offre enfin une authentique alternative à la politique de l'équipe sortante", conclut le communiqué